Comment gérer un bad buzz ?

buzz internet

En tant qu’experts du marketing digital, nous savons à quel point un bad buzz peut avoir un impact négatif sur l’image de marque d’une entreprise. Sur les réseaux sociaux et le web, les rumeurs et polémiques se répandent à la vitesse de l’éclair. Un faux pas, et c’est toute la réputation qui peut être entachée. Heureusement, il est possible d’anticiper et de gérer efficacement une crise médiatique. Dans cet article, nous vous donnons toutes les clés pour comprendre ce qu’est un bad buzz, d’où il vient, quelles en sont les conséquences, et surtout comment le prévenir et bien y réagir.

Qu’est-ce qu’un bad buzz ?

Un bad buzz désigne un phénomène viral qui se propage sur internet et les réseaux sociaux à propos d’une personne, d’une entreprise, d’une marque ou d’un produit. Il s’agit d’un ensemble de critiques, de rumeurs et de commentaires négatifs qui se répandent rapidement et massivement en ligne.

Le bad buzz prend souvent sa source suite à une erreur de la part de l’entreprise : une campagne de pub controversée, un produit défectueux, un scandale interne, etc. Mais il peut également provenir de propos sortis de leur contexte, de rumeurs infondées qui se propagent sur les réseaux, ou même d’une crise sectorielle qui touche l’ensemble d’un marché.

Quelle que soit son origine, le bad buzz se caractérise par sa viralité fulgurante, renforcée par les algorithmes des moteurs de recherche et des réseaux sociaux. En seulement quelques heures, des milliers d’internautes peuvent relayer le même contenu négatif. Pour les entreprises, les conséquences peuvent être désastreuses.

Les causes principales d’un bad buzz

Avant de chercher à gérer un bad buzz, il est primordial d’en comprendre les origines les plus fréquentes :

  • Une campagne de communication ou de publicité ratée, choquante ou mal interprétée
  • Le lancement d’un nouveau produit défectueux ou ne répondant pas aux attentes
  • Un scandale interne : conditions de travail, fraude fiscale, management problématique…
  • Une crise sectorielle : viande de cheval, dieselgate…
  • Des propos polémiques tenus par un dirigeant
  • Une cyberattaque : fuite de données, piratage…
  • Une plainte virale d’un client ou d’un salarié mécontent
  • Une rumeur infondée qui se propage rapidement en ligne
LIRE :  Filtrer les avis clients négatifs : l’erreur à éviter en e-réputation !

Dans de nombreux cas, le bad buzz trouve son origine dans une erreur ou une maladresse de la part de l’entreprise. C’est pourquoi il est essentiel d’anticiper ce risque par une communication maîtrisée et une veille active sur sa réputation en ligne.

Les conséquences d’un bad buzz sur l’image de marque

Les conséquences d’un bad buzz peuvent s’avérer extrêmement néfastes pour une marque :

  • Perte de crédibilité et dégradation de l’image de marque
  • Méfiance et défiance des consommateurs
  • Baisse du trafic vers le site web et les points de vente
  • Perte de part de marché face à la concurrence
  • Désinvestissement des actionnaires, fuite des talents
  • Coûts financiers de gestion de crise et plans de relance

Le bad buzz entame profondément la confiance des consommateurs, qui remettront en cause la fiabilité et l’éthique de l’entreprise. Surtout, il affecte durablement sa réputation et sa crédibilité. Même une fois le pic de la crise passé, la marque restera durablement associée aux polémiques par les internautes.

En interne, le bad buzz peut démotiver les équipes et rendre plus difficile le recrutement des meilleurs profils. Les actionnaires risquent également de sanctionner l’entreprise. Sur le plan financier, la perte de chiffre d’affaires et les campagnes de reconquête auront un coût certain.

Comment prévenir un bad buzz ?

Mieux vaut prévenir que guérir. Pour éviter qu’un bad buzz n’éclate, il est conseillé aux entreprises de :

  • Surveiller en permanence les conversations en ligne à propos de leur marque
  • Cartographier les points sensibles et sujets à polémique potentiels
  • Former les équipes à la communication de crise
  • Valider systématiquement les campagnes marketing à risque
  • Réagir immédiatement à la moindre alerte
  • Entretenir une relation transparente avec ses clients
  • S’assurer de la qualité des produits et services

Une analyse fine des risques combinée à une veille active de l’e-réputation permet bien souvent de détecter les signaux faibles. Une intervention précoce évite alors qu’une étincelle ne se transforme en incendie incontrôlable.

LIRE :  Gestion de l'identité numérique : Protégez votre présence en ligne

En parallèle, l’entreprise doit renforcer en continu la confiance de ses clients par une relation transparente et une communication maîtrisée.

Réagir rapidement mais avec recul

Malgré toutes les précautions, un bad buzz éclate souvent de manière inattendue. La réactivité est alors capitale pour en limiter l’impact. Néanmoins, toute réaction à chaud serait contre-productive :

  • Ne pas céder à la panique, garder son sang-froid
  • Analyser précisément l’origine et la nature du buzz
  • Prendre le temps d’élaborer une réponse adaptée
  • Eviter de supprimer ou de censurer les critiques
  • Choisir le bon canal et le bon messager

L’enjeu est de répondre vite, mais sans précipitation. Les premières heures sont décisives pour juguler la crise. Mais avant de communiquer, l’entreprise doit comprendre les tenants et aboutissants du bad buzz, et préparer sa réplique.

Ne pas supprimer la source du bad buzz

Supprimer le contenu à l’origine du bad buzz serait une erreur. Les internautes y verraient une tentative de dissimulation qui amplifierait la polémique. Mieux vaut assumer et expliquer.

Sauf cas particulier, il est préférable de :

  • Conserver en ligne les publications incriminées
  • Ne pas censurer les commentaires négatifs
  • Répondre point par point aux critiques
  • Présenter des excuses si nécessaire

La transparence et l’ouverture au dialogue sont toujours plus payantes que le déni. Reconnaître rapidement ses torts permet souvent de désamorcer la crise.

Choisir le bon porte-parole

Qui doit prendre la parole publiquement pour répondre au bad buzz ? Le choix du porte-parole est stratégique. Il peut s’agir :

  • Du community manager
  • Du service clients
  • Du directeur de la communication
  • Du PDG

Tout dépend de la nature de la crise et des réponses à apporter. Le community manager réagira rapidement en première ligne. Le PDG interviendra si des décisions stratégiques sont à prendre. Quoi qu’il arrive, le porte-parole doit être préparé à gérer les crises.

Reconnaître ses torts et s’excuser

Lorsque l’entreprise est clairement à l’origine du bad buzz, la meilleure attitude consiste à reconnaître rapidement ses torts et à présenter des excuses sincères. Plutôt que de chercher des justifications maladroites, mieux vaut assumer en faisant preuve d’humilité. Les consommateurs sont sensibles à une marque qui sait reconnaitre ses erreurs et tirer les leçons des critiques.

LIRE :  La gestion de l'e-réputation face à l'effet Streisand

Des excuses bien formulées et des engagements clairs pour éviter que le problème ne se reproduise sont essentiels. Ils permettent de limiter l’impact négatif sur la réputation de l’entreprise.

Proposer des actions correctives

Après avoir présenté des excuses, l’entreprise doit annoncer les actions mises en place pour remédier concrètement au problème :

  • Plan de contrôle renforcé suite à un défaut produit
  • Audit des process internes après un scandale
  • Renforcement des équipes clients
  • Formation des équipes marketing et communication

Ces actions prouvent la volonté sincère d’amélioration. Combinées à une communication transparente, elles atténueront les conséquences du bad buzz en reconstruisant la confiance.

Communiquer en transparence

Tout au long de la gestion de crise, l’entreprise doit continuer à communiquer en toute transparence sur :

  • L’origine du problème
  • Ses causes et impacts
  • Les excuses présentées
  • Le plan d’action correctif
  • Les résultats obtenus

Cette communication doit se faire sur tous les canaux pertinents, en segmentant les messages selon les cibles. L’objectif est de reconquérir progressivement la confiance par un dialogue ouvert.

Tirer des leçons du bad buzz

Une fois le pic de la crise passé, l’entreprise doit tirer les enseignements de cet épisode :

  • Evaluer les causes profondes à l’origine du bad buzz
  • Identifier les points d’amélioration dans ses process
  • Renforcer ses outils de veille et de gestion de crise
  • Former ses équipes aux risques digitaux

Bien digérées, ces leçons permettront d’éviter qu’un nouveau bad buzz se produise. Elles participeront aussi à reconstruire une image renforcée, grâce à des fondations solides en matière de transparence, d’éthique et de qualité.

Le bad buzz est un risque inhérent à toute présence en ligne. Mais grâce à un solide dispositif d’anticipation, de réaction et d’amélioration continue, il est possible d’en minimiser l’impact, voire d’en sortir renforcé. La clé réside dans l’agilité, la transparence et l’humilité.